Jan Mark HELIKO, comment vous qualifiez-vous en tant que peintre? Tardif et impulsif.
Ce qui signifie plus précisement ?
Tardif, car venir à la peinture à 40 ans n’est peut-être pas la marque d’une forte précocité...
Et impulsif: je peins rarement, mais fortement.
C’est-à-dire ?
Que je peux demeurer plusieurs semaines sans peindre et qu’un jour, il me faut, et vite, des toiles et des couleurs disponibles et qu’il peut alors m’arriver de peindre parfois nuit et jour, avec ma musique.

Votre musique ?
Elle est pour moi consubstantielle à ma peinture: je peins sous casque avec ceux qui sont en quelque sorte des complices voire des confidents.
Exerce-t-elle une influence sur votre peinture ?
La réponse est dans votre question: oui, et sans conteste.
Elle va forcément donner un ton, un rythme, une atmosphère...
Vous évoquez une atmosphère, quel sens donnez-vous à votre peinture ?
C’est un jardin assez complexe: à chacun de l’explorer, de le comprendre et de le partager.
Et au-delà de l’ésotérisme du propos ?
Prenons comme postulat que mes états d’âmes et les vibrations de la société qui me parviennent, faites de spasmes et de tumulte, s’y entremêlent largement et que le pessimisme et l’optimisme s’y affrontent souvent...
Et qui l’emporte ?
L’optimisme, toujours, même si le combat est rude !
Propos recueillis par Maylin Pianetti

162 x 130 2005
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