
AU FIL DE L’ART 15 octobre 2006 
"HELIKO ou l’empreinte du monde"
Rouge ! La couleur éclate sur le mur blanc du Forum de Grenelle où Jan Mark HELIKO présentait fin septembre ses oeuvres récentes. Même si la toile qui attire d’abord mon regard est pratiquement monochrome, le qualificatif lui convient mal tant les superpositions, les empâtements, les traces de brosse semblent lui imprimer, en filigrane, une infinité de couleurs. Un peu comme un SOULAGES, où il serait réducteur de ne voir que du noir. La représentation photographique, impuissante à rendre cette troisième dimension n’en est que plus frustrante
Naturellement destiné à l’expression du déséquilibre et du dynamisme, le rouge est parfois légèrement orangé, le plus souvent teinté d’un soupçon de bleu qui lui confère sa profondeur
A quand un IHR (International Heliko Red), à l’imge du célébrissime IKB de KLEIN ?
L’oeuvre de Jan Mark HELIKO ne se réduit pourtant pas à une couleur. D’autres toiles mettent en scéne le jaune, le noir, le bleu. Mais plus que la teinte, c’est le travail complexe de la matière acrylique qui crée le lien formel entre les oeuvres et, au-delà, la conscience d’un monde en mouvement, d’un déséquilibre permanent.
L’idée d’un gigantesque mikado, d’un jeu de construction sur le point de s’effondrer vient à l’esprit devant ces toiles. Depuis le 11 septembre 2001, la double silhouette des Twins Towers revient comme un leitmotiv. L’artiste ne vit pas dans un cocon. Impliqué dans la vie sociale et politique, il n’a pas d’atelier où il se rendrait comme on va au bureau: il peint sans crier gare, dans un coin de son salon parisien lorsque les circonstances l’inspirent ou le bouleversent. Quelques éclaboussures de peinture au plafod témoignent de ces instants de création.
Action painting ? Non, le travail est ardu réfléchi, sans tomber pour autant dans un intellectualisme outrancier. Pas de recherche purement conceptuelle derrière l’oeuvre de JAN Mark HELIKO, mais la conscience d’un monde en mutation duquel la couleur et la matière, toujours intimement liées, permettent de garder une empreinte.
Caroline GAY
114 X 146 2006 Collection Marc CERRONE
POLITIQUE MAGAZINE octobre 2006
Jan mark HELIKO, peudonyme d’un homme impliqué dans le fonctionnement social politique de ses contemporains, a présenté ses dernières oeuvres picturales. L’énergie vitale qui anime l’artiste transparait dans chacune de ses toiles.
Parfois, la dominance de la couleur est au rouge sang, cri de l’individu en lutte constante avec une collectivité qu’il ressent inerte, parfois elle est métallique, émergence de vibrations silencieuses. On regrettera cependant l’uniformisation de ses créations qui implique une déclinaison répétitive . Le peintre serait-il si perméable à l’air du tepms ou aux modes du marché de l’art.
On espère qu’un retour à des oeuvres moins conceptuelles et plus charnelles est proche, et que la fibre animale de POLLOCK reviennr animer son pinceau.
Bruno-Stéphane CHAMBON

QUOI DE 9 CECILE ? septembre 2007
"Oeuvre d’art du moment"
Peinture de Jan Mark HELIKO
Comme une vision de tours qui s’effondrent
100 X 73 2006 Collection Maître Emmanuel STENE
LES DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE 11 avril 2008
"Rouge HELIKO"
Couleur et lumière règnent en maître sur les toiles de Jan Mark HELIKO qui expose jusqu’au 25 avril à la Cour des Chaînes. N’essayez surtout pas de le rattacher à un courant pictural. Jan Mark HELIKO fuit les étiquettes comme la peste. Au point d’ailleurs de dissimuler sa véritable identité d’homme public sous un pseudonyme énigmatique, et de rester en marge du microcosme artistique pour éviter toute influence: sa peinture sera personnelle ou ne sera pas. Je fais trés attention à ne pas aller voir la moindre exposition et à ne pas acheter Arts Magazine, tranche-t-il. Je revendique haut et fort mon autonomie et ne veut me rattacher à aucune école. Je peins à mon rythme, avec mes envies, mes pulsions et mes états d’âme".
Qu’il soit pourtant permis d’affirmer que Jan Mark HELIKO est un peintre de la couleur.
KLEIN avait son bleu: lui a ses rouges, pas encore brevetés, mais qui éclatent en grand format sur la toile avec une intensité similaire. Toute la subtilité réside ici dans la matière, la lumière, les nuances. Ce sont des univers géologiques qui semblent s’esquisser ici, faits de strates et de stries, de fêlures et de fractures , traversées d’accumulations de matière et parcourus de quadrillage à peine ébauchés.
Quasi-autodidacte venu à la peinture en 1999, Jan Mark HELIKO s’est inventé ses propres techniques, rejetant les instruments traditionnels au profit de recettes qui lui sont propres.
Le rouge céde parfois la place à des camaïeux de gris aux nuances plus subtiles, travaillés à l’extrême, voire les accueille pour former des contrastes explosifs.
Quelque belles toiles en témoignent, Jan Mark HELIKO ne craint pas non plus à l’occasion d’explorer des sensations plus polychromes, où les couleurs se détachent clairement.
On peut aimer le monochromatisme sans sombrer dans la monomanie...
J.-M.L
L’ALSACE 17 avril 2008
"Une oeuvre qui se veut à l’écoute du monde"
Aprés avoir exposé à Paris en décembre dernier, et avnt de gagner New-York en juin puis de rejoindre Cannes en juillet, Jan Mark HELIKO expose 25 de ses toiles parmi les plus récentes, à la Cour des Chaînes.
L’acte pictural de Jan Mark HELIKO procéde d’une pulsion, provoquée par l’environnement et les événements qui l’émaillent, dont jaillissent des monochromes de grands formats, trés colorées et cependant tourmentées. Le fait le plus marquant ayant donné naissance à ces toiles étant les attentats du 11 septembre.
Point d’uniformité dans ces monochromies où le rouge domine L’oeil attentif y percoit des superpositions, des empattements, des reliefs provoqués par les outils. Instinctif, le travail sur la matière est néanmoins ardu, réfléchi, sans pour autant tomber dans un intellectuallisme excessif, malgré la forte implication de Jan Mark HELIKO dans la vie sociale et politique.
L’oeuvre de l’artiste n’est pas habitée par une recherche purement conceptuelle, mais imprégnée de la conscience d’un monde en perpetuelle mutation dont la couleur et la matière, toujours étroitement liées permettent de garder une trace.
Catherine RUFF
LES ECHOS D’AFRIQUE 2 juin 2008
"Ouverture pour un horizon commun"
Jan Mark HELIKO, lui, venu de France, fait du rouge sa couleur fétiche. Même s’il en utilise d’autres.
Cette couleur semble consubstantielle à son pinceau. Le rouge parle chez lui plusieurs langues: "Cette couleur traduit les impressions de la société" et se meut qu’elle soit d’Occident ou d’ailleurs. Mais elle ne dissimule point les réalité sourdes et bourdonnantes du monde qui informe son oeil d’artiste.
Un monde qui perd ses certitudes. Mais, il en détient une pour dire ceçi:"Je suis ravi de savoir que l’on se complète et que l’on ne se confronte pas", dira-t-il en exprimant son sentiment sur cette exposition.
Bassirou NIANG
114 x 146 2003 Collection privée Jan Mark HELIKO